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International

Mardi 31 Octobre 2017, 14:30

UNI Property Services - Le mouvement « Fight for $15 » doit continuer à nous inspirer

Du 19 au 20 octobre se tenait le meeting annuel d’UNI Property Services, la fédération mondiale qui représente les intérêts des travailleurs des secteurs du nettoyage et du gardiennage. Cette réunion a permis aux syndicats de différents pays d’exprimer les difficultés rencontrées lors des négociations collectives et de présenter leurs campagnes pour des augmentations salariales.

Notre centrale a réaffirmé sa revendication pour un salaire horaire minimum de 14 euros. Une campagne similaire a été menée à l’aéroport de Chicago en vue d’obtenir un salaire minimum de 15 dollars/heure. Ce mouvement appelé « Fight for $15 » est né chez les travailleurs du secteur de la restauration rapide à New York il y a près de cinq ans avant de s’étendre à de nombreux secteurs puis à l’ensemble du pays. Depuis lors, cette campagne a permis de relever le salaire de 22 millions de travailleurs.

Une autre discussion s’est axée sur l’utilisation des réseaux sociaux par les syndicats, et notamment dans le cadre de négociations collectives. Ils sont nombreux à faire usage de ce type de communication qui rend les échanges plus rapides avec les affiliés et améliore la sensibilisation. Différents sujets de préoccupation ont été mis sur la table tels que la numérisation mais aussi la précarisation de l’emploi qui se traduit par une explosion des contrats à temps partiels.

Des travailleurs migrants dans un monde xénophobe

Les secteurs du gardiennage et du nettoyage se caractérisent par une grande présence de travailleurs étrangers. Les syndicalistes ont partagé leurs inquiétudes liées à la vulnérabilité des travailleurs migrants. Face à ces constats, différentes initiatives ont été mises en place au sein des syndicats pour faciliter leur intégration. Des réseaux syndicaux de soutien aux travailleurs migrants ont ainsi vu le jour afin de dispenser des cours de langue ou de leur fournir des tracts adaptés. Au Brésil, où les conditions de travail des migrants sont similaires à l’esclavage, une école syndicale a vu le jour afin de leur venir en aide.