Saut d’index partiel : une grave erreur qui va nous coûter cher

En approuvant le saut d’index partiel contre l’avis de tous, le gouvernement Arizona impose aux travailleurs une perte de pouvoir d’achat à vie et cumulative, méprise ouvertement la concertation sociale et oblige unilatéralement à renégocier tous les barèmes au niveau des secteurs et des entreprises. Une erreur historique et coûteuse qui ouvre la porte à une bataille juridique, alors qu’une alternative claire, soutenue et plus avantageuse budgétairement est sur la table.

La FGTB est scandalisée par la manière dont le gouvernement sape le pouvoir d’achat et affaiblit unilatéralement le mécanisme d’indexation. « Le gouvernement casse tout simplement l’indexation en deux : avec ce type de plafonnement de l’index, il fait en sorte que les salaires et les allocations sociales restent à la traîne, sur le long terme. Cela signifie une perte importante de pouvoir d’achat pour une partie des allocataires sociaux et la moitié des travailleurs et travailleuses en Belgique. Le seuil du saut d’index, fixé à 4.000 euros, ne correspond pas à un “haut salaire”, mais au salaire médian, et pour les travailleurs et travailleuses à temps partiel, le seuil est déjà fixé à 2.000 euros. Ce sont surtout les jeunes, encore loin de la pension, qui perdront des milliers d’euros de pouvoir d’achat sur l’ensemble de leur carrière », avertit Selena Carbonero Fernandez, Secrétaire générale de la FGTB. Par exemple, si vous gagnez aujourd’hui 4.500 euros brut et qu’il vous reste encore 40 ans à travailler, ce saut d’index du gouvernement Arizona vous coûtera plus de 17.600 euros.

 

Lire plus